Notre grand et précieux Ami nous a quittés ce matin, dans son sommeil.
Souffrant depuis quelques mois, il était chez lui, sa chère Colette à ses cotés.
JE ME SOUVIENS ...
En janvier 2005, lorsque nous avons décidé d'organiser la première manifestation au château, sans le connaître, je lui ai téléphoné ...parce que son numéro figurait dans l'annuaire !
Son attention à mes propos, son humanisme - que nous apprendrions à savourer durant toutes les belles années suivantes - son aide qu'il nous accorda de suite pour faire venir son ami Jean Lacouture : voilà " l'identité " de cet homme de bien, qui m'a de suite frappée .
Toujours présent à nos cotés, toujours aidant à nos actions, toujours enthousiaste à nos initiatives, toujours bienveillant à l'égard de chacun, toujours souriant et encourageant, toujours plaisant et plaisantin; courageux, lucide, combattant, généreux ...la liste serait longue de ses riches qualités de cœur : un Grand Monsieur, portant haut le sens de l'Amitié !
J'ai pensé bien souvent et j'ai eu l'occasion de le lui dire, ainsi qu' à son épouse :
c'est une petite grâce que de l'avoir croisé sur mon chemin de vie personnelle, et je sais qu'il en est de même pour chacun de ceux qui l'ont connu.
Je n'évoquerai pas son immense parcours d'écrivain aux multiples et lumineuses facettes car d'autres, plus qualifiés, le feront.
C'était un passeur de sensibilités, un charmeur de mots, un brillant érudit, un poète dessinateur, un éveilleur de l'esprit, un fabricant de souvenirs, d'histoires, de rêveries, de sentiments .... Une belle personne.
Il fut aussi et surtout , mon Parrain d'écriture :
Lorsqu' après l'aventure brédoise des 10 soirées Montesquieu racontées en 2005,
j'ai "osé" écrire mon premier livre, il m'a paru évident que seul Michel SUFFRAN pouvait en avoir la primeur, afin de me dire si mon ouvrage était " publiable ".
Il m'a honorée d'une splendide préface, qui commence par ces mots ( citation du poète François Villon qu'il aimait particulièrement ) :
" Frères humains qui après nous vivez...."
Il terminait son texte ainsi :
"Que les froids statuaires d'une hautaine immortalité se gardent d'oublier qu' il est privilège plus fragile mais plus précieux encore : se vouloir, avant tout, un vivant debout parmi ses frères mortels ."
Nous garderons le souvenir d'un Michel debout, bien vivant parmi nous, ses Frères ....
Notre grande tristesse accompagne celle de Colette et de leur fils Yves.
MONIQUE.
( obsèques : Samedi 7 - Eglise Notre - Dame à Bordeaux - 9h 30 )